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THÉA au Bikini ce soir : complet. Moi : sur la borne de recharge. La rage intacte.

THÉA au Bikini ce soir : complet. Moi : sur la borne de recharge. La rage intacte.

Ce soir, vendredi 20 mars 2026, THÉA joue au Bikini à Ramonville. C’est complet. Je le savais depuis des semaines. Je suis quand même allé vérifier sur le site ce matin, comme si ça allait changer quelque chose. Ça n’a pas changé. Cet article, c’est donc ma façon de participer au concert depuis ma borne de recharge.

Qui est THÉA ?

THÉA, c’est Théa Barromes, 24 ans, parisienne de banlieue, fille d’une famille de gauche qui l’a emmenée voir Zebda en concert et qui lui a mis Sum 41 dans les oreilles avant qu’elle sache ce que ça voulait dire. Elle apprend la batterie à six ans. À onze ans, elle démonte GarageBand. Résultat logique : une artiste qui produit tout elle-même, seule face à son écran, et qui sort quelque chose qui ressemble à rien d’autre et à tout à la fois.

Son style officiel ? Hyperpop, emocore, pop-punk, nu-metal, techno. En vrai ? C’est le son de quelqu’un qui a tout écouté et qui n’a pas eu peur de tout mélanger. Un critique a dit que c’était « Katy Perry rencontrant Linkin Park ». Un autre a parlé de « cocktail Molotov numérique ». Les deux ont raison et aucun n’a complètement cerné le truc.

Quand on voit le style de Thea ça fait le contraire d’une sorte de fussoire…

Ce que ses textes font à l’intérieur

Il y a des artistes qu’on écoute. Et il y a des artistes qu’on ressent. THÉA est dans la deuxième catégorie — du moins pour moi, dans certains états.

Je conduis beaucoup. Des dizaines de trajets par semaine, des visages qui passent, des conversations qui s’évaporent, des nuits à l’aéroport à regarder les avions décoller vers des destinations que je ne prendrai pas. Il y a des moments où tout ça s’accumule, où on ressent les choses un peu trop fort, où la pression ambiante — la société, les algorithmes, les injonctions, le bruit — commence à peser sérieusement.

C’est là que THÉA débarque dans les écouteurs. Et quelque chose se libère. Pas parce que c’est doux ou rassurant — c’est tout l’inverse. C’est une musique qui prend ce que tu as à l’intérieur, la rage, le doute, l’énergie qui tourne en rond, et qui lui donne une forme. Un exutoire avec de la basse et des distorsions. Une thérapie qui ne vous demande pas comment vous allez mais qui hurle ce que vous n’osez pas dire.

Ses textes parlent de chaos intérieur, de mal-être, de systèmes qui écrasent, d’urgence climatique, de fuite en avant. Rien de très léger. Mais portés par cette énergie punk-rave-pop, ils deviennent paradoxalement jubilatoires. Comme si nommer la tempête la rendait moins terrifiante. Comme si danser dessus était une réponse valide.

📸 EP Comète de Théa

COMÈTE : son dernier EP

« J’suis pas une fille, j’suis une comète. »

Sorti en février 2025 chez Glory Box Music, COMÈTE est son projet le plus abouti. Cinq titres. Un cri du cœur entre rage et doutes existentiels. La peur irrépressible de chuter, la mort aux trousses, la fulgurance de celle qui s’enflamme avec éclat — et qui assume les deux à la fois.

Instinctivement punk dans les tripes, rave dans les pulsations, emocore dans les blessures, ultra-pop dans les mélodies — c’est un disque qui a l’air d’un hymne de stade et l’intimité d’un journal intime. Un équilibre rare que peu d’artistes de sa génération arrivent à tenir.

Depuis, elle a sorti CAVALE! CAVALE!, ALLO?C MOI, et tout récemment YA RIEN A FAIRE (p*****). Chaque sortie confirme la trajectoire : une artiste en accélération, qui ne ralentit pas, qui n’arrondit pas les angles.

📸 Le dernier style de Théa déchire tout

Sur scène, c’est autre chose

Ce soir au Bikini, des centaines de personnes vont prendre une claque. Je le sais parce que ceux qui ont vu THÉA en concert en parlent tous avec les mêmes mots : viscéral, électrisé, renversant. Elle est accompagnée d’ADlib à la guitare et de Lyldrum à la batterie depuis 2024 — ce qui donne une dimension rock live à des morceaux qui, sur album, sont produits électroniquement. L’énergie du cabaret punk, si on peut appeler ça comme ça.

Elle a rempli La Boule Noire, La Maroquinerie, La Cigale — toutes en un temps record. Le Bikini ce soir, c’est complet aussi. L’Olympia est déjà prévu en 2026. Le Zénith en 2027. La trajectoire est claire.

Moi je serai sur la nationale quelque part, à écouter COMÈTE dans la voiture en transportant des gens vers leurs vols. C’est pas si mal finalement.

📸 Théa sur scène, je rêve de voir ça 😭

Retrouver THÉA

Pas de site officiel à proprement parler — THÉA vit sur les plateformes et les réseaux. Voici où la trouver :


La prochaine fois qu’elle passe à Toulouse, je prends mes places le jour de l’ouverture de la billetterie. Promis.

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